

Le Clan PestilensLe Clan Pestilens tire son originalité de la faculté sans égale de ses membres à créer les pires maladies qui soient afin de les utiliser comme des armes destructrices, affaiblissant les populations des races du Dessus, neutralisant les ennemis du Dieu Rat sans qu’aucun combat ne soit livré. Les prêtres de la Peste, malgré ce que l’on pourrait penser au premier abord, restent la plupart du temps dissimulés dans l’ombre, fomentant quelque complot contre les ennemis du Conseil. En vérité, ils travaillent sans cesse à créer de nouvelles maladies, qui se veulent toutes plus terribles que les précédentes.
Nuit et jour, ils travaillent à cette tâche, rêvant d’atteindre un jour l’infection parfaite, une maladie combinant une virulence extrême et des facultés de transmission sans égales, tout en ne laissant aucun survivant. Ils travaillent ainsi avec une dévotion sans faille, poursuivant sans cesse dans l’ombre leurs menaçantes expériences.
Il ne faut donc pas s’étonner si, au cours de l’histoire du Vieux Monde, les maladies firent bien plus de morts que toutes les guerres réunies. En vérité, une partie de toutes ces épidémies qui accablèrent les races civilisées étaient le fruit des prêtres de la Peste du Clan Pestilens. Nul ne sait réellement comment s’y prennent ces suppôts de la putréfaction pour mettre au point leurs pires créations et les rendre à ce point efficace, bien que de multiples légendes circulent à ce sujet.
On sait que de la Malepierre est certainement utilisée, et l’on parle aussi de sinistres cérémonies en l’honneur du Rat Cornu, ou même de l’utilisation d’anciens temples-laboratoires dont le sol aurait été foulé par les pas des Anciens eux-mêmes. Ce secret est l’un des mieux gardé du Clan, et cette situation a de fortes chances de durer tant que l’un de ses membres sera encore en vie.
Toutes les maladies connues par les serviteurs de la Peste sont consignées dans le Liber Bubonicus, un imposant grimoire confié aux plus méritants des Prêtres de la Peste. Voici une petite liste de célèbres maladies, fruit des suppôts de la Putréfaction :
La plus terrible épidémie de l'histoire de l'Empire, qui entama son développement meurtrier au cours de l'hiver 1111. Les premiers symptômes sont au départ des marbrures noires localisées, qui finissent peu à peu à s'étendre sur toute la surface du corps. Les articulations se mettent à gonfler horriblement jusqu’à en éclater. Les victimes atteintes sont alors plongées dans une douleur intense et dans une agonie suprême et interminable. Les contaminés peuvent succomber en quelques minutes comme en plusieurs semaines, selon la virulence de l’infection, s’agitant sans discontinuer jusqu’à ce que leur nuque cède finalement, leur accordant une fin funeste mais libératrice. Transmission extrêmement rapide.
Une maladie infectieuse virulente, caractérisée par l'aspect des pustules et des ébullitions remplies de fluide sur tous les secteurs de la peau, couplés à des attaques soudaines de fièvre, sans oublier une terrible impression de faiblesse physique. La période d'incubation de la maladie est inconnue, mais une fois que les premières ébullitions apparaissent, sa progression est très rapide avec des attaques de fièvre toujours plus fortes et plus longues.
Si le premier symptôme est aperçu, on constate la mort de la victime contaminée dans huit cas sur dix et ce, au bout d’une courte période de treize jours. Aucun traitement efficace n'existe, bien que la prière et un extrême repos puissent améliorer les chances de survie du patient. En outre, étant donné la nature fortement contagieuse de la maladie, le patient doit être mis en quarantaine, isolé de tous. S’il succombe, il faut impérativement se débarrasser de son corps par crémation, sans quoi la maladie pourrait se propager. Le vecteur de l’Ébullition fiévreuse est inconnu.
Une forme d'infestation parasitique qui se manifeste par l'enflement d'importants secteurs de la peau, particulièrement l'aine et le cou. La maladie est causée par une espèce particulière de puce d'espèce inconnue qui creuse sous la peau du patient pour y pondre ses œufs. Une fois éclos, ces derniers donnent naissance à des centaines de larves qui, bien rapidement, se mettent à dévorer de l’intérieur la chair du malade, d’où résultent les bubons caractéristiques sur la surface de la peau. Ils se métamorphosent ensuite en adulte, et creusent hors du patient afin de débuter un nouveau cycle de vie, cherchant dès lors une nouvelle victime.
Bien qu’extrêmement douloureuse, l’apparition de ces insectes n’est généralement pas mortelle. Ce sont les infections et la gangrène, effets secondaires de la maladie, qui viennent bien souvent mettre fin aux souffrances de l’individu atteint. Les tissus nécrosés ont en effet énormément de difficulté pour se renouveler et l’on constate la mort du patient dans sept cas sur dix environ. Les traitements recommandés incluent l'application du sel ou du mercure sur la surface du gonflement sous la forme d'onguent pour tuer les larves, couplée à de la racine de mandragore ingérée par voie orale afin d’atténuer la douleur. Si le gonflement est constaté sur l'un des membres de la victime, l'amputation doit être sérieusement envisagée.
... la Fièvre du Crâne Jaune, et bien d'autres. Il vous suffit d'ouvrir votre Liber Bubonicus !
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