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ImprimerEnvoyer le dossier à un amiLe Clan Pestilens

Un peu d’histoire pestilentielle

Esclave Pestilens

Les skavens du Clan Pestilens occupèrent un rôle majeur au cours de l’histoire des hommes-rats. Ils furent responsables des plus grands succès de la race, mais aussi bien souvent de ses plus grands échecs. Voici quelques épisodes de l’histoire de Warhammer dans lesquels le Clan Pestilens prit une part majeure. Après le désastre qui faillit rayer pour de bon l’engeance skaven du Vieux Monde, les Seigneurs Gris prirent la décision de séparer les hommes-rats en douze groupes, qui deviendront plus tard les premiers Clans.

Au hasard de ses pérégrinations et après un long et douloureux voyage vers l’Ouest, l’un de ces groupes de skavens finit par se retrouver en Lustrie. Ils s’enfoncèrent petit à petit dans les ténèbres de la jungle étouffante, mais leurs effectifs furent rapidement décimés par des épidémies et des bêtes sauvages, laissant seulement en vie les plus résistants et les plus chanceux. Toutefois, ces survivants furent bientôt immunisés face à ces maladies et les skavens isolés remercièrent le Rat Cornu des bienfaits qu’Il leur offrait.

Après une longue marche à travers la moiteur de la jungle, les hommes-rats s’établirent dans un étrange temple appartenant visiblement à une civilisation très ancienne qui devait dater de bien avant l’existence des humains, et peut-être même des elfes. Les skavens de ce Clan, renommé Pestilens, firent de sombres découvertes dans ce sanctuaire abandonné, accumulant peu à peu des connaissances oubliées par tous, sauf peut-être des slanns, depuis bien longtemps. Le Clan Pestilens commença petit à petit à s’accroître, devenant chaque jour plus influent au sein de la Lustrie au fur et à mesure de ses victoires sur les tribus barbares ou les autochtones hommes-lézards.

 

C’est en –1399 (calendrier sigmarite) que le Clan fit véritablement son entrée dans l’histoire. La guerre entre hommes-rats et hommes-lézards débute alors pour de bon tandis que les skavens viennent occuper les ruines de la cité-temple de Quetza et que les premières batailles d’envergure sont menées. Nul ne sait encore que le conflit opposant la fourrure et les écailles n’aura alors de cesse. La grande pyramide de Chaqua contenait alors une plaque sacrée dont l’existence n’était connue que des Prêtres Mages de la cité. Ils décidèrent toutefois de ne pas se concentrer sur la recherche de son sens, convaincus qu’elle ne devait s’accomplir que dans un avenir lointain, malgré son authenticité.

Ils ne s’en préoccupèrent donc pas avant la date prévue. Hors, on apprit plus tard que la Prophétie de Sotek annonçait la guerre qui allait embraser la Lustrie au cours des siècles à venir. Ne faisant pas partie du Grand Dessein des Anciens, les hommes-rats furent traités comme des ennemis par leurs disciples. Le cataclysme devait être supporté par les habitants des cités-temples, bien que la plaque sacrée prédisait que plusieurs cités des hommes-lézards seraient ravagées par la peste.

Elle prédisait aussi l’arrivée de Sotek qui viendrait alors mettre fin au règne des skavens du Clan Pestilens sur la Lustrie. Le Dieu Serpent était, selon la plaque, voué à venir à bout de la vermine. Les prêtres de la Peste du Clan Pestilens utilisèrent tout d’abord leurs terrifiantes épidémies pour affaiblir l’adversaire, empoisonnant les bassins de frais des sauriens, les skinks et rendant les saurus inoffensifs. Les Prêtres-mages commencèrent à se préoccuper de la plaque lorsque une peste virulente s’abattit sur la cité de Chaqua.

La prophétie fut alors annoncée à la population et les slanns envoyèrent des cohortes de skinks capturer un maximum d’hommes-rats dans le but de les sacrifier en l’honneur de Sotek. Leur intention était d’allumer de grands bûchers qui enverraient la puanteur des chairs brûlées dans le ciel de Lustrie afin d'attirer l’attention du Dieu Serpent.

Malheureusement pour les serviteurs des Anciens, seuls quelques skinks revinrent en vie après avoir été confrontés à une résistance acharnée de la part des skavens du Clan Pestilens. Ils amenèrent avec eux la peste et la maladie au sein même de la cité de Chaqua.

Les sacrifices furent tout de même menés à bien, mais, bien vite, la peste se propagea tandis que skinks et saurus périssaient à tout-va. Même les Prêtres-mages succombèrent, et leurs dépouilles furent transportées au sein des pyramides de la cité. En l’an 0, une comète à deux queues fit son apparition dans les cieux, symbolisant pour les hommes-lézards la langue fourchue du Dieu Serpent. Les slanns n’avaient toutefois pas eu le temps de prévenir leurs frères des autres cités, tant et si bien que ce message de la comète ne fut pas compris : en effet, seule la plaque sacrée de Chaqua en dévoilait la signification et aucun Prêtre-mage ne pouvait désormais la lire.

Un meneur s’éleva rapidement dans les rangs des skinks de Chaqua : il se nommait Tehenhauin. Comme tous ceux de sa couvée, il arborait une étrange crête rouge, et s’était autoproclamé Prophète de Sotek. Il annonça à ses frères que le signe de Sotek s’était élevé dans le ciel comme l’avait prédit la plaque sacrée de Chaqua. Les Crêtes Rouges voyagèrent à travers la Lustrie, annonçant partout la Prophétie de Sotek et réclamant le sacrifice des hommes-rats qui avaient osé s’en prendre à leurs congénères. Un nouveau culte était né, adopté majoritairement par les skinks; principales victimes des épidémies qui rongeaient la Lustrie. La guerre éclata bientôt dans tout le continent, voyant s’opposer les moines de la Peste du Clan Pestilens et les skinks à crêtes rouges du Prophète Tehenhauin. Les skinks, assiégés par les armées skavens, étaient lentement mais sûrement libérés, et toujours plus d’hommes-rats étaient sacrifiés en l’honneur de Sotek afin que ce dernier se manifeste.

Les slanns refusèrent toutefois que cette engeance fut sacrifiée au sommet des pyramides des cités-temples, ce qui ne fit que ralentir l’accomplissement de la Prophétie. Durant des années, la guerre continua, alors que toujours plus de guerriers mourraient par milliers dans les deux camps. Au Cratère de Gwakmol, malgré de très lourdes pertes, les skinks à crêtes rouges capturèrent des hordes de skavens, qui vinrent alimenter les autels sacrificiels du Dieu Serpent. Les captifs furent amenés au plus profond de la jungle et, au cours d’une longue cérémonie d’invocation plus sanglante que jamais, Tehenhauin et ses frères firent appel à Sotek. L’ampleur des sacrifices atteignait son paroxysme alors que de véritables rivières de sang s’écoulaient sur la pierre des ruines enfouies dans des lieux secrets. Les premiers signes de l’accomplissement de la Prophétie devinrent visibles.

Une invasion de serpents sans pareil apparut très rapidement, chassant les skavens des tunnels qu’ils avaient creusés sous le sol de Lustrie. Ils étaient animés d’une rage divine et semblaient n’être aucunement inquiété des infections que tentaient de leur conférer les hommes-rats du Clan Pestilens. Ces derniers furent repoussés jusqu’à la cité de Quetza.

Là, ils décidèrent de s’unir en une immense horde impossible à stopper afin de résister aux cohortes enragées des serviteurs du Dieu Serpent. Se taillant un chemin sanglant sous la torpeur de Lustrie, ils avancèrent peu à peu sur des centaines de lieux en direction de l’est, afin de rejoindre le Grand Océan. Chaque pas ne se faisait que dans le sang versé car les hommes-lézards étaient alors encore plus agressifs, confiants dans l’avènement de Sotek. Sur les rivages de l’île du Serpent Fumant fut menée l’ultime bataille et, tandis qu’apparaissaient sans cesse d’innombrables nuées de serpents, le Dieu qu’attendaient tant les skinks à crêtes rouges fit son apparition. Il est dit qu’il avait la forme d’un gigantesque serpent qui dévorait sans discontinuer les hommes-rats, ne montrant aucune pitié à ceux qui avaient osé profaner les temples des Anciens.

Alors que les moines s’enfuyaient par la mer, la légende affirme que le Dieu Serpent plongea à leur poursuite, désireux d’éliminer toujours plus de fils du Rat Cornu, les pourchassant jusque dans les Terres du Sud. Les hommes-lézards avaient repoussé pour des siècles les assauts des skavens du Clan Pestilens sur la Lustrie et la menace avait, pour un temps du moins, été neutralisée. Il restait toutefois quelques skavens dans les anciennes ruines de la jungle mais ceux-ci ne sont plus aussi nombreux qu’avant l’avènement de Sotek.

Les hommes-rats ne peuvent désormais plus emprunter les tunnels qu’ils avaient mis des siècles à creuser, et avaient dû abandonner les temples principaux dans lesquels ils se terraient auparavant. Une grande partie des effectifs du Clan Pestilens avait déjà rejoint les Terres du Sud. Les Seigneurs de la Peste du Clan profitèrent de l’exode de Lustrie et décidèrent alors qu’il était temps de faire reconnaître leur pouvoir dans le Vieux Monde.

Des hordes de moines et d’esclaves quittèrent les jungles, peu soucieux des épidémies locales auxquels ils parvenaient désormais à résister sans mal, évités par les bêtes sauvages, jusqu’à rejoindre la côte est de Lustrie. On ordonna alors aux esclaves capturés de bâtir une flotte qui permettrait aux hommes-rats de rejoindre leur terre natale.

Après des mois de construction et de traversée, les skavens du Clan Pestilens rejoignirent les Terres du Sud, après avoir miraculeusement échappé aux patrouilles des hauts-elfes et aux monstres marins. Malheureusement, les exigences demandées par les émissaires du Clan furent mal reçues par le Conseil des Treize et ils furent mis en pièces avant que leurs restes ne soient envoyés vers le Sud et les dirigeants du Clan. Débuta alors une série d’attaques et d’agressions du Clan Pestilens sur les Clans guerriers des Terres du Sud, véritable démonstration de puissance des maîtres des épidémies.

Le combat fut inégal et sans merci ; et les ennemis des hommes-rats de Lustrie furent proprement éradiqués par les maladies et les hordes de moines de la Peste qui n’accordaient aucune pitié à leurs adversaires, ne laissant que quelques survivants pour propager la ruine. Le Conseil des Treize répliqua avec violence, envoyant une force punitive menée par de puissants technomages du Clan Skryre au Sud. Néanmoins, de nombreux Clans guerriers avaient préféré s’incliner devant la puissance indéniable des Seigneurs de la Peste préférant rejoindre leur cause plutôt que de succomber sans résistance, affaiblis par les maladies. La première guerre civile skaven avait débuté.

Le Conseil des Treize, soutenu par de nombreux Seigneurs de Guerre, entra alors en guerre totale contre le Clan Pestilens et ses nouveaux alliés. Les Seigneurs de la Ruine furent toutefois incapables de mettre au pas les dissidents tandis que toujours plus d’autres Clans échappaient à leur autorité. En quelques générations d’hommes-rats, ils perdirent du terrain, perdant petit à petit tout contrôle sur les Terres du Sud.

Les serviteurs de la Peste ne pouvaient être arrêtés, leur zèle fanatique les faisait conserver l’espoir et se battre avec toujours plus de rage tandis que des renforts arrivaient sans cesse de part et d’autre. Durant quatre siècles, le monde souterrain de la civilisation skaven fut séparé en deux sphères d’influence : le nord mené par le Conseil des Treize de Skarogne, et le sud dirigé par les terrifiants Seigneurs de la Peste.

Des batailles sans fin opposaient les deux factions, l’horrifiante magie des Seigneurs de la Ruine ne parvenant pas à prendre le dessus sur les épidémies ravageuses du Clan Pestilens, et inversement. La race skaven semblait destinée à être déchirée pour une éternité de combats et de massacres. Malgré les recommandations et les conseils des Prophètes Gris, aucune des deux factions ne souhaitait parlementer, tandis que chacun accusait l’autre d’hérésie envers le Rat Cornu. Les hommes-rats étaient dans l’impasse et tout espoir de conquête sur les autres races semblait compromis.

Le miracle vint alors de l’est sous la forme des membres du Clan Eshin de retour du royaume oriental de Cathay. Dès leur arrivée, ces derniers prêtèrent une nouvelle fois allégeance au Conseil des Treize, mettant à sa disposition leurs inestimables services.

Les tueurs invisibles vêtus de noir étaient capables de s’infiltrer dans la forteresse la mieux protégée afin d’assassiner les Seigneurs de Guerre les plus influents sans même que l’on s’en aperçoive. Les Seigneurs de la Ruine utilisèrent ce moyen on ne peut plus convaincant pour mettre au pas bon nombre de Clans dissidents, la menace de l’assassinat se faisant encore plus terrible que celle des épidémies. Les Seigneurs de la Peste disparaissaient mystérieusement un à un, désorganisant la hiérarchie du Clan Pestilens et toute son organisation interne.

Le Clan se rendit bien vite compte que leur situation était intenable ; petit à petit, ils cédaient du terrain face aux Clans loyaux au Conseil. Une audience fut demandée auprès du Conseil des Treize et, avec l’intervention de l’Ordre des Prophètes Gris, les Seigneurs de la Ruine acceptèrent de recevoir les émissaires de la Peste. Nurglitch en personne, l’Archiprêtre de la Peste du Clan Pestilens, fit le chemin jusqu’au temple du Rat Cornu après avoir survécu à moult tentatives d’assassinat toutes plus lâches les unes que les autres.

Le Clan Pestilens désirait être reconnu par le Conseil et mettre ainsi ses services à sa disposition comme l’avait fait peu auparavant le Clan Eshin. De toute manière, les Treize n’avaient guère le choix : Nurglitch et ses subordonnées portaient sur eux des fioles contenant des germes particulièrement nocifs de la fièvre du crâne jaune, maladie mortelle, qui risquait d’être à tout instant libéré au cœur de l’empire skaven.

Ainsi, les Seigneurs de la Ruine acceptèrent sans mal l’intégration du Clan Pestilens au sein de leur empire, bénéficiant dès lors des services et des maladies que pouvaient apporter les moines de la Peste à la race des hommes-rats. La guerre était enfin terminée, après que bien des skavens aient succombé quel que soit le camp auquel ils appartenaient. Jamais les hommes-rats n’avaient connu guerre si meurtrière, et cela allait durer encore bien longtemps.

Toutefois, une dernière épreuve se dressait sur le chemin de l’Archiprêtre de la Peste : la récompense ultime, devenir l’un des treize Seigneurs de la Ruine. Ainsi Nurglitch affronta Lord Vask au sommet de la grande tour de la Ruine, alors que sonnaient les treize coups de minuit.

Après un combat où les deux adversaires rivalisèrent de férocité, le meneur du Clan Pestilens parvint à venir à bout de son adversaire, tombé au sens propre du terme à la suite d’une mortelle morsure de l’Archiprêtre. Au bout de plusieurs siècles, les hommes-rats de Lustrie étaient parvenus à leurs fins : ils déposaient désormais d’un statut des plus élevés qui soit et d’un siège au Conseil des Treize. Mais tout était loin d’être terminé… Le plus grand succès du Clan Pestilens fut certainement l’épidémie de la Peste Noire, la plus meurtrière que connut le Vieux Monde.

Elle a décimé entre les deux-tiers et les trois-quarts de la population de l’Empire au cours de l’année 1111, après que des adeptes du Clan Eshin aient déversé les miasmes de la maladie dans les réserves d’eau des villes impériales. L’épidémie ne mit que très peu de temps à se répandre : Nuln, Altdorf et Talabheim furent les premières cités touchées par le désastre.

Les routes et les rivières eurent tôt fait de propager la maladie dans tout l’Empire. Seule Middenheim échappa entièrement à la Peste Noire car l’on ferma très vite ses viaducs et ses voies d’accès, tant et si bien que nul ne pouvait désormais pénétrer dans l’enceinte de la cité du Loup Blanc. La terreur prit rapidement possession de l’Empire. Les hommes croyaient être destinés à disparaître.

Après le rude hiver et que les effets de la maladie aient diminué d’intensité, les Seigneurs de la Ruine prirent la décision de laisser les Clans guerriers se jeter sur l’Empire affaibli. Nul ne parvint à résister aux hordes grouillantes des hommes-rats et une série de raids et de pillages sans merci débuta alors, augmentant plus encore la détresse déjà immense des impériaux.

La nourriture et le bétail furent emmenés dans le Monde du Dessous, tandis que des files d’esclaves sans fin étaient emmenées dans les infernaux territoires des hommes-rats pour y mourir au travail des galeries ou de la Malepierre. Seules quelques grandes cités du Sud furent épargnées, ainsi que Middenheim. En 1115, l’Empereur Boris l’Avide, tant haï par ses sujets, succomba à son tour à la Peste Noire.

Ce fut toutefois l’une des dernières victimes de l’épidémie, car ses effets avaient fini par s’estomper peu à peu. La situation semblait malgré tout irréversible pour les impériaux : les armées skavens marchaient librement sur leurs terres et la faim était devenu leur principale ennemie, les campagnes ne pouvant plus fournir les vivres nécessaires à la survie des habitants des villes. Le Conseil jugea alors qu’il était temps d’en finir avec l’Empire.

D’immenses armées furent levées pour anéantir les ultimes résistances impériales et pour capturer encore plus d’esclaves. La tyrannie skaven fut alors plus forte que jamais : les villages étaient brûlés sans concession et tous les hommes de l’Empire étaient, lorsqu’ils n’avaient plus suffisamment de force pour résister, emmenés sous terre afin de travailler sans cesse sous le joug des hommes-rats.

Certains travaillaient la terre à la surface dans le but de nourrir les immenses armées du Cloaque, tandis que les moins chanceux étaient exploités sans relâche dans les mines et les forges. Ils étaient condamnés à ne plus jamais revoir le soleil et à travailler jusqu’à ce que le droit de mourir, ultime libération, leur fut accordé.

Middenheim avait pour sa part bien résisté à la famine. Sous la férule du juste Comte Mandred, la peste et les armées skavens avaient été repoussées sans trop de difficultés, tandis que quelques réfugiés étaient recueillis et soignés par les prêtres d’Ulric. La cité du Loup Blanc était suffisamment bien équipée en armement et en vivres pour résister à un siège. En 1118, les skavens tentèrent d’envahir la cité mais, après que les fameux accès à la cité aient été détruits, ils furent forcés de s’infiltrer dans Middenheim par les tunnels qui parsemaient le Poing d’Ulric.

La horde fut maintenue en échec grâce à l’ingéniosité du Comte Mandred, à l’aide d’un système de barricades et d’inondations à l’efficacité sans limite contre les guerriers hommes-rats. Après des mois de guerre au sein des tunnels, les skavens durent abandonner leurs positions, délivrant la Peste Noire au sein de Middenheim avant de fuir. Miraculeusement, les effets de la maladie ne furent pas ceux escomptés, et seul un tiers des victimes mourut.

Les Prêtres d’Ulric attribuèrent cela à un geste bienveillant de la part de leur gardien. En 1122, le Comte Mandred réunit tous les hommes à sa disposition et livra une gigantesque contre-attaque dans le but de purger l'Empire des hordes skavens. Dans le Reikland et l’Averland furent menées d’innombrables batailles et, finalement, par miracle, les serviteurs de la Ruine reculèrent.

En 1124, ils furent enfin repoussés au plus profond des entrailles de la terre. Les effectifs des guerriers skavens s’étaient avérés insuffisants et, tandis que le Conseil réorganisait ses plans d’attaque et tentait de venir à bout des révoltes d’esclaves capturés en trop grand nombre qui éclatèrent dans tout le Monde du Dessous, l’Empire se remit rapidement sur pied sous le règne énergique de Mandred Tueur de Skavens, devenu Empereur.

Dans le Cloaque furent décelés des cas de Peste Noire, qui décimaient des Clans entiers d’hommes-rats. Le Conseil se réunit lors de l’hiver de l’an 1152 et les Seigneurs de la Peste furent pointés du doigt.

La situation devenait chaque moment plus instable pour le Clan Pestilens qui, malgré tout, tint bon en mettant en avant les succès des épidémies sur l’Empire. L’Empereur Mandred fut finalement assassiné par un membre du Clan Eshin et les impériaux, à nouveau sur pieds, furent plongés dans une véritable guerre civile.

Néanmoins, les skavens n’avaient plus les moyens de mener une nouvelle invasion. On peut aussi noter la part importante que prit le Clan Pestilens lors de la seconde guerre civile skaven en 1850. Après l’échec d’une tentative d’invasion de la Bretonnie, malgré la relative réussite de la Peste Rouge délivrée par le Clan Pestilens dans une bonne partie des cités bretoniennes, la responsabilité de l’échec de la campagne fut mise sur les épaules des Seigneurs de la Peste qui se virent perdre leur place du Conseil.

Une nouvelle fois, une féroce lutte intestine débuta tandis que les moines de la Peste tentaient de prendre possession du Temple de Rat Cornu, se heurtant à la forte résistance du Clan Skryre. Un désordre total éclata rapidement dans tout l’empire skaven. Il faudra attendre 2302 avant de voir la fin de cette guerre civile grâce au soutien des Prophètes Gris qui parvinrent à invoquer le Rat Cornu après une cérémonie sans précédent.

Le siège du Clan Pestilens au Conseil lui fut alors restitué. Le Clan a ainsi toujours occupé un rôle majeur au sein de l’histoire des hommes-rats, qu’il occupe encore aujourd’hui. Il ne fait aucun doute que l’apport des Seigneurs de la Peste au Conseil et à la race skaven est loin d’être négligeable et qu’il constitue même un des piliers majeurs de cette civilisation.

 

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